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Présentation de Jean Delaveyne |
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De Michel Guérard à Jacques Chibois, en passant par Joël Robuchon, ils sont nombreux à être passés par la cuisine de ce passionné. Il leur a transmis l'amour du métier bien fait, des cuissons justes, des émulsions réussies et sa science des transformations culinaires. On ne sait pas grand- chose de cet homme secret si ce n'est qu'il n'aimait pas l'approximation . . . Normal pour ce puriste qui connaissait les bases de la cuisine sur le bout des doigts alors que rien ne le prédistinait à une telle carrière. Né du mariage écletique d'un berrichon et d'une auvergnate , il part à l'age de 12ans en apprentissage en pâtisserie, chez le patissier- Traiteur Thomas ... à deux pas du Bois de Vincennes et donc de l'Exposition Coloniale où il fera ses débuts. Ce pigeon voyageur séjourne dans les cuisines des plus grands chefs de l'époque puis ce sera la fameuse Brasserie Weber rue Royale, Le Boeuf sur le Toit, l'Hermitage à La Varenne, lieu à la mode où il apprend les grands classiques et côtoie les personnalités en vue de l'époque. Il participe avec fougue à la guerre où il s'engage totalement , est fait plusieurs fois prisonnier, reussit à s'évader à deux reprises pour rejoindre la résistance. Toute cette énergie déployée le laisse en janvier 1945 totalement déseemparé et il lui faudra plus d'un an pour se remettre aux fourneaux. 27 maisons plus tard il reprend Le Roy Soleil à Marly où le découvre Francis Amunategui, le plus grand critique de l'époque. En 1952 il est Meilleur ouvrier de France en Patisserie. D'aucuns pensent qu'il aurait pu être aussi Meilleur Ouvrier de France en cuisine, mais on le connaissait surtout pour sa pâtisserie .... C'est en 1958 qu'il rachète à Bougival une auberge en ruine qui va devenir Le Camélia. Secondé par sa femme Yvonne et son fils Guy en salle, il dirige tambour battant une brigade de 18 cuisiniers. Le succès est immédiat ... Passionné de cuisine: il fait du Camélia une des premières tables de France au milieu des années 70 et obtint 2 étoiles au Michelin . . . L'homme est imprévisible: il ne se contente pas de ces ** Michelin, il ouvre une deuxième enseigne à Bougival et se rend deux fois par an à Tokyo comme conseiller de l'Hotel Okura. Il aimait la peinture ( il avait étudié les Beaux-Arts après guerre), la sculpture, l'apiculture, la pêche , la chasse... et surtout la voile. C'est en mémoire de ce grand épicurien amoureux des produits, qui détestait la " Cuisine pommadée" qu'est né le Trophée Delaveyne qui recompense depuis 2000 les jeunes espoirs de cuisine Française.
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